Le troisième jeudi du mois de novembre annonce l’arrivée du beaujolais nouveau. Comme chaque année, il suscite une forte attente et un engouement très prononcé dans la bouche de ses adeptes. Bien que son goût ne fasse pas l’unanimité, ce dernier s’impose comme un événement festif célébré chaque année depuis plusieurs décennies, fleuron de notre patrimoine.

C’est en 1951 que le Beaujolais nouveau fait son apparition officielle, suite à l’autorisation de commercialisation des vins primeurs, c’est-à-dire des vins issus des récoltes de l’année. Ne restant donc que très peu de temps en macération, les producteurs de beaujolais nouveau se voient accordés une mise en vente avant le 15 décembre, écoulant la plupart du temps leurs stocks dans les 2 moins suivant les vendanges. Vendu sous une appellation contrôlée, il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, sa consommation remonte au 19ème siècle, où certains débitants de la région lyonnaise venaient s’approvisionner directement sous le pressoir et revendaient leur tirage à des bars-cafés du coin. Le Beaujolais nouveau revendique donc une certaine ancienneté (sans mauvais jeu de mots !).


Pour les amateurs de beaujolais ou autres vins, une cave à vin vous permettra de préserver vos bouteilles dans les meilleures conditions (température stabilisée, absence de lumière, humidité contrôlée, …) et de les ranger dans un endroit qui leur est propre.


Obtenu par macération carbonique, le Beaujolais Nouveau tire sa provenance du cépage gamay noir à jus blanc, cépage reconnu pour ses arômes particulièrement fruités et floraux. Il est produit sur une zone de 15 733 hectares allant de Macôn à l’Abresle, au nord de Lyon, également connue pour sa production de Chardonnay. Regroupant plus de 2 700 exploitations (toutes appellations confondues), 12 coopératives et 150 négociants, le vignoble du beaujolais pèse lourd dans la production viticole française.

Relativement facile à élaborer, sa production s’élève chaque année à environ 190 000 hectolitres. Ainsi, c’est plus de 25 millions de bouteilles produites et 17 millions d’euros de chiffre d’affaires ! Rassurez-vous, avec ses 67 millions d’habitants, la France est loin d’être le seul pays à en consommer. La croissance des ventes de Beaujolais à l’export, initiée en 2016, s’accentue avec 40% des ventes en volume, notamment vers le grand export (pays hors UE). Avec une image souvent réhaussée à l’étranger, notamment dans les pays asiatiques où il est souvent considéré comme un produit de luxe, le Beaujolais nouveau porte fièrement le drapeau tricolore aux quatre coins du monde (111 pays).

Le Japon reste le premier importateur de Beaujolais Nouveau avec 6,3 millions de bouteilles à l’année (25%). Au pays du soleil levant, il représente une façon d’honorer une certaine période de l’année japonaise et s’invite désormais en véritable coutume ancrée au cœur de la tradition nippone. Autant apprécié en bouche que dans des bains chauds (eh oui !), les Japonais s’accaparent ce breuvage d’une façon parfois peu orthodoxe, n’en déplaise aux Français.

Les États-Unis arrivent en deuxième place au tableau des exportations avec 5 millions de bouteilles importées (20%), ou ce vin marque également une période particulière de l’année puisqu’il s’invite sur les tables une semaine avant le très célébré Thanksgiving. Ce vin léger et fruité se marie à merveille avec la traditionnelle dinde et son accompagnement de légumes et pommes de terre.

S’ensuit le Royaume-Uni, le Canada et l’Allemagne aux carnets de commandes également bien fournis.

Grand vin ou vin de tous les jours, le consentement est loin d’être au rendez-vous quant à la qualification de ce vin. Quoi qu’il en soit, l’arrivée du Beaujolais nouveau marque un moment festif dans le calendrier français, une occasion pour se réunir en famille ou entre amis autour d’un verre ou deux…

22 novembre 2019

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